Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 22:26

 

La réaction des pro vaccins au livre pour enfants :

« La Merveilleuse Rougeole de Mélanie »

rationnelle ou hystérique ?

 

 

Dr Suzanne HUMPHRIES, MD, néphrologue,13 janvier 2013

 

merveilleuse-rougeole-Melanie.jpg

 

 

Un nouveau livre pour enfants qui vient de paraître enseigne aux enfants qu’ils n’ont pas à craindre les maladies infantiles. Il est intitulé : La Merveilleuse Rougeole de Mélanie.

 

Une hystérie collective a éclaté parmi les partisans de la vaccination qui souhaitent  l’interdiction de l’ouvrage en raison du danger que ce livre représente à leurs yeux. Voir l’article en anglais : http://au.news.yahoo.com/a/-/newshome/15801894/fury-over-book-promoting-measles/

 

Quels sont donc les arguments qui permettraient de dissiper la peur collective qui a été engrammée dans les esprits depuis les années 1960, lorsque les vaccins sont devenus disponibles, alors qu’avant cette date, la rougeole était une maladie infantile banale, acceptable ?

 

Il faut savoir que dans les pays développés, la mortalité par rougeole a été réduite de plus de 98% avant l’apparition des vaccins et des antibiotiques. En Angleterre et aux Etats-Unis, les risques de mourir de la rougeole étaient déjà tombés à 1-2% dans les années 1930. [1]

 

Les manuels d’immunologie [2] soulignent que les enfants qui ne peuvent pas fabriquer d’anticorps passent généralement tout aussi bien au travers de la maladie que ceux qui en produisent, parce que c’est le système immunitaire cellulaire inné qui est la clé pour la rougeole (ou pour toute autre première maladie) et non pas le système immunitaire humoral qui produit les anticorps.

 

« Une des découvertes les plus déconcertantes en médecine clinique fut la constatation que les enfants avec agammaglobulinémie, incapables de produire des anticorps et n’ayant que des traces insignifiantes d’immunoglobulines en circulation, contractaient normalement la rougeole, en présentaient tous les symptômes et les signes, et étaient immunisés par la suite, alors qu’aucun anticorps contre la rougeole n’était décelable dans leur sérum. [3] »

 

Le système immunitaire cellulaire dépend d’une bonne alimentation pour pouvoir fonctionner correctement.

 

Une mauvaise alimentation peut prendre deux formes : beaucoup de nourriture mais avec des calories vides ou pas suffisamment de nourriture contenant des calories.

 

Aux Etats-Unis, des études ont montré que l’avitaminose A n’appartient pas au passé, mais que des enfants recevant une alimentation normale en étaient déficients, notamment en ce qui concerne la rougeole.

 

Une étude réalisée en 1992 sur des enfants de Californie a montré que 50% des cas de rougeole hospitalisés étaient carencés en vitamine A. L’étude a aussi montré une carence en vitamine A chez 30% des témoins malades qui n’avaient pas fait la rougeole. Aucun des témoins non infectés n’avait présenté de carence significative.

 

« Nous avons étudié 20 enfants atteints de rougeole à Long Beach en Californie. Parmi ces enfants, 50% étaient carencés en vitamine A. Ce taux relevé parmi des enfants Américains normalement bien nourris plaide pour une évaluation des taux de vitamine A pour le traitement de la rougeole aux Etats-Unis [4] »

 

On pourrait donc dire que tout enfant qui débarque dans un hôpital aux Etats-Unis ou dans tout autre pays développé est en souffrance parce que ses parents manquent d’information sur une alimentation correcte, ou parce que son médecin est totalement ignorant  des données qui se sont accumulées pendant 80 ans et qui prouvent les bénéfices d’une supplémentation en vitamine A dans les cas de rougeole aiguë.

 

Il est à noter que les vaccins contre la rougeole épuisent les réserves de vitamine A.

 

« Des études antérieures ont montré une surmortalité, ainsi que des anomalies immunitaires chez des filles immunisées avec le vaccin (titres d’anticorps élevés) contre la rougeole 2 à 4 ans après l’immunisation… nos résultats ont montré que les concentrations sériques de vitamine A ont été déprimées après la vaccination contre la rougeole, indépendamment du fait qu’il s’agissait d’un vaccin monovalent  ou combiné contre la rougeole.[5]

 

Dans certaines régions d’Afrique, la rougeole fait des ravages  précisément parce que l’alimentation correcte fait défaut. Faudrait-il donc croire que les vaccins sont la réponse à apporter ?

 

La rougeole peut aussi être bénéfique. Le Dr Peter Aaby et son équipe ont découvert que les enfants qui ont survécu à une rougeole naturelle présentaient un taux de survie beaucoup plus élevé que les autres enfants quand ils étaient atteints d’autres maladies infectieuses. Les enfants qui avaient reçu le vaccin contre la rougeole présentaient des taux de survie plus bas ; et le plus mauvais de tous les groupes du point de vue survie était composé d’enfants qui n’avaient ni fait la rougeole, ni reçu le vaccin. Ces recherches ont été publiées. [6]

 

Le compromis qu’ils ont formulé en conclusion est qu’il serait pour toujours nécessaire d’utiliser le vaccin contre la rougeole, parce que le vaccin protégerait de toute cause de mortalité en l’absence de réelle infection.

 

De toute évidence, aucune recherche n’a été menée dans les pays développés pour voir s’il était possible de faire le parallèle. La SEULE raison pour laquelle cette étude a été réalisée dans les pays en voie de développement est que ces chercheurs voulaient savoir pourquoi l’administration des vaccins Edmonston contre la rougeole (titres élevés) - par la suite abandonnés, - ont provoqué des taux élevés de mortalité (toutes causes confondues).

 

Si cette catastrophe ne s’était pas produite, ils n’auraient jamais découvert que la rougeole contribue effectivement à réduire toutes les causes de mortalité dans le monde réel et que faire la rougeole en vaut vraiment la peine.

 

On peut dès lors vraiment dire qu’il est précieux de faire la rougeole.

 

Maintenant deux mots à propos des attaques dirigées contre ce livre pour enfants.

 

« Voici comment on est parvenu à transformer un livre pour enfant en une controverse hystérique. Si la seule réponse possible consiste à ne relever que les bénéfices de la vaccination, on pourrait bien alors parler de censure .En tant que bibliothécaire, je ne puis qu’être choqué d’être confronté à des soi- disant sceptiques qui prônent l’interdiction du livre. Pourquoi pensent-ils que ce livre doit être interdit ? Parce que ce livre raconte l’histoire d’une petite fille qui a fait une rougeole très légère ! »

 

Le Dr Tetyana Obukhanych a fourni une excellente documentation scientifique parfaitement référencée sur la rougeole au travers de laquelle elle montre que « La Merveilleuse Rougeole de Mélanie » est basée sur des faits scientifiques.

 

Voir l’excellent article du Dr Tetyana Obukhanych : 

 

http://www.vaccinationcouncil.org/wp-content/uploads/2013/01/MMM-Review-new-layout-edited.pdf

 

1. Richard D. Semba, Vitamin A as ‘Anti-Infective’ Therapy, 1920-1940, The American Society for Nutritional Sciences, 1999, p. 786.
2. Sallie R. Permar, Sherry A. Klumpp, Keith G. Mansfield, Angela A. L. Carville, Darci A. Gorgone, Michelle A. Lifton, Jörn E. Schmitz, Keith A. Reimann, Fernando P. Polack, Diane E. Griffin and Norman L. Letvin, Limited Contribution of Humoral Immunity to the Clearance of Measles Viremia in Rhesus Monkeys, The Journal of Infectious Diseases, Vol. 190, No. 5, 2004, p. 998
3. Measles as an Index of Immunological Function, The Lancet, September 14, 1968, p.611.
4. Antonio C. Arrieta, MD, Margaret Zaleska, RN, Harris R. Stutman, MD, and Melvin I. Marks, MD, Vitamin A levels in children with measles in Long Beach, California, The Journal of Pediatrics, July 1992, p.75.
5. Yalçin, S. Songül M.D.; Yurdakök, Kadriye M.D , Sex-Specific Differences in Serum Vitamin A Values After Measles Immunization, The Pediatric Infectious Disease Journal, 1999, p. 747.
6. Aaby P, Simondon F, Samb B, Cisse B, Jensen H, Lisse IM, Soumaré M, Whittle H.Low mortality after mild measles infection compared to uninfected children in rural west Africa. Vaccine. 2002 Nov 22;21(1-2):120-6.PMID:12443670

 

http://www.vaccinationcouncil.org/2013/01/13/melanies-marvelous-measles-is-the-provaccine-backlash-rational-or-hysterical-suzanne-humphries-md/

 

Enfants-IMCV.jpg

 

Brefs extraits de l’article de Tetyana Obukhanych, PhD, Immunologiste

 

Les personnes vaccinées peuvent-elles attraper la rougeole ?

 

Oui, des individus vaccinés peuvent faire une rougeole. Ce fait pourrait paraître étrange aux personnes peu familières avec l’immunologie animale et les données épidémiologiques concernant les épidémies de rougeole, comme d’autres maladies.

 

On a enregistré des épidémies de maladies infectieuses comme la rougeole et autres avec des taux élevés de couverture vaccinale de 20% à 80%% (d’individus vaccinés).

 

Y a-t-il des bénéfices importants à long terme de faire une rougeole au cours de l’enfance ?

 

Oui, bien entendu.

 

Le bénéfice le plus significatif pour les filles ou les futures mères, qui font la rougeole au cours de leur enfance, est l’acquisition d’une immunité à vie pour elles-mêmes. Elles peuvent aussi transmettre cette immunité à leur descendance sous forme d’immunité passive via le placenta et l’allaitement.

 

Cette possibilité de transfert d’une immunité passive à leurs bébés est absente chez les mères qui, étant nées après que les campagnes de vaccination des enfants contre la rougeole aient été introduites, n’ont pas eu la chance de faire elles-mêmes la rougeole.

 

[…] La protection maternelle naturelle est maintenant systématiquement éliminée de toute une série de générations dans plusieurs pays du monde. La chose a été rendue possible en empêchant que des enfants sains soient exposés à la rougeole. Ces enfants auraient fait la maladie sans complications et auraient développé une immunité qui aurait pu protéger leur descendance… Si on avait préservé l’immunité naturelle, il n’y aurait, aujourd’hui, aucune raison de craindre une mortalité des bébés.

 

http://www.vaccinationcouncil.org/wp-content/uploads/2013/01/MMM-Review-new-layout-edited.pdf

 

Partager cet article

Published by Expovaccins
commenter cet article

commentaires

jacques 29/01/2014 22:11

Vous voulez être les bons et tous les autres des méchants, cela vous conduit à des interprétations erronées. Par exemple, le vaccin edmonton a été testé en Afrique pour être administré plus tôt
pour sauver des vies...
L'effet bénéfique du vaccin contre la rougeole en Afrique n'a pas attendu cette étude pour être reconnue. Il en est de même du BCG. La poliomyélite est en voie d'éradication grâce à la vaccination.
Entre le tout vaccins et zéro vaccin, il y a peut être un juste milieu.

Présentation

  • : Le blog d' Expovaccins
  • Le blog d' Expovaccins
  • : Les dangers des vaccins exposés au grand jour.
  • Contact

 
                                                                                                                                                   © Expovaccins 2009


"Malheur a celui qui s'est tu parce qu'il croyait parler dans le désert"  
Balzac

Recherche

Contact

expovaccins@hotmail.com

Action solidarité

 

NM Médical, distribution de matériel médicalSoutenir cette action, c'est favoriser l'accès à l'eau potable de ceux qui en ont besoin... l'eau, c'est la vie!

Offrir de l'eau, c'est nettement plus important qu'inonder le monde de vaccins et c'est sans effet secondaire.

                                         

Avertissement

La totalité des contenus et données diffusées via ce blog sont essentiellement destinées à l'information libre et indépendante du public. Les sources étant de nature diverses, ces informations ne sauraient en aucun cas refléter la position ou l'opinion de l'éditeur de ce blog et il importe que le public puisse recouper ses informations et se faire un avis en toute indépendance et en toute objectivité. En aucun cas les informations proposées sur ce site ne sauraient être assimilées à un quelconque avis ou conseil d'ordre médical. La décision de vacciner ou non est une décision complexe qui se prend après mure réflexion, après une recherche d'informations soigneuse et rigoureuse et qui doit pouvoir se débattre avec le praticien de santé à qui vous aurez finalement choisi d' accorder votre confiance.