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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 21:33

« L’histoire de la médecine est une histoire d’une quasi incroyable stupidité, en même temps qu’une histoire de génie et d’une opiniâtreté remarquables.

 

Presque toutes les découvertes et presque chaque avancée ont été accueillies par une telle opposition furieuse de la part de la fraternité médicale que l’on se demande vraiment comment la médecine a jamais pu progresser.

 

Des années, des décades et parfois des siècles se sont écoulés entre les découvertes et leur approbation. Cela a coûté la vie à des millions d’êtres humains. Les pionniers de la médecine ont été poursuivis, emprisonnés, exécutés ou rendus fous à cause de leur découverte. Leurs noms sont maintenant connus de tous ; ce sont des noms de héros. »  S.J. Haught

 

     

Nous a-t-on tout dit sur la fièvre puerpérale ?

 

Par le Dr Suzanne Humphries, MD, néphrologue    

 

20 septembre 2013 (Extrait de l’ouvrage: « Dissolving Illusions »

 

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L’un des chapitres les plus affreux, les plus tragiques de l’histoire de la médecine et qui aurait pu être facilement évité est celui de la fièvre puerpérale. C’est le nom donné à une infection qui a affecté de nombreuses mamans peu de temps après la naissance. Des douleurs intenses, des abcès pelviens, des septicémies, de fortes fièvres et des morts atroces ont été provoqués par une infection ascendante causée par les mains contaminées des médecins, ainsi que par des instruments non stérilisés. Il n’y a pas un seul type de microorganisme responsable ; les bactéries les plus fréquemment isolées étaient les streptocoques hémolytiques bêta, Lancefield Groupe A.

 

Dans les pays comme les Etats-Unis, l’Europe, la Nouvelle Zélande et la Suède où le métier de sage-femme avait été abandonné et repris par les nouveaux accoucheurs,

 

(connus sous le nom d’obstétriciens), par des étudiants en médecine, la fièvre puerpérale en a été la conséquence.    

 

Le métier d’accoucheuse/accoucheur était une pratique incertaine mais de plus en plus à la mode et parfois très lucrative pour les médecins ; il est possible que ce soit pour cette raison que ce fut un domaine où les idées au sujet de la pratique et de la théorie aient été fortement contestées. Le métier d’accoucheur/accoucheuse qui était jadis l’apanage des femmes, avait au 18ème siècle intéressé de plus en plus les médecins, qu’ils soient simples praticiens ou chirurgiens. Les chirurgiens s’étaient taillés une place importante dans ce domaine parce qu’elle était perçue comme une extension naturelle de leurs activités professionnelles. Les accoucheuses avaient fait appel à eux dans des cas difficiles; d’habitude quand il fallait extraire un fœtus mort pour pouvoir sauver la vie de la mère. Au cours du 18ème siècle, les chirurgiens ont trouvé les moyens d’étendre leurs pratiques dans le domaine de l’accouchement habituel. Les accoucheuses, bien que reconnues par la société pour leur position respectable comme aussi pour leur expérience, virent peu à peu leur statut se restreindre. Le métier d’accoucheur a vite pu être perçu comme une occasion de faire carrière et de gagner de l’argent…[1]    

 

La fièvre puerpérale est une maladie qui fut induite par l’arrogance médicale.

 

Pendant longtemps et au travers de beaucoup de souffrances, le Dr Oliver Wendell Holmes des Etats-Unis et le Dr Ignaz Semmelweis d’Autriche ont été d’importants défenseurs des femmes. Tous deux se sont efforcés de faire comprendre aux médecins-accoucheurs qu’ils devaient se laver les mains et s’inspirer davantage de la pratique des accoucheuses traditionnelles. Tous deux ont été ignorés et même professionnellement attaqués pour leurs opinions. Après des années d’angoisse parce qu’ils voyaient quantités de femmes mourir inutilement, c’est avec dégoût qu’ils ont quitté le domaine de la médecine.    

 

Le Dr Holmes est devenu écrivain. En 1865, on a trompé et piégé le Dr Semmelweis pour le faire rentrer dans un asile d’aliénés. Quand il a essayé de s’échapper, il a été gravement battu par des gardes. Une plaie gangréneuse à la main, probablement causée par son passage à tabac, l’a conduit à une mort prématurée deux semaines plus tard.    

 

La raison pour laquelle il est important de ne jamais oublier l’histoire de la fièvre puerpérale, c’est que les décès massifs de ces mamans ont eu de graves impacts sur les époux, les nourrissons survivants, les enfants plus âgés, les familles, toute la société… ainsi que sur les statistiques de l’espérance de vie. On peut dès lors s’étonner que l’on n’évoque que très rarement la « fièvre puerpérale » au cours des discussions.    

 

L’épidémie des décès de femmes et de bébés est consignée dans des documents à partir de 1746, où plus de 50% des mères ayant accouché sont mortes dans l’un ou l’autre hôpital parisien. [2]. Cependant, le document le plus élaboré et le plus complet sur le problème est de la plume même du Dr Ignaz Semmelweis : «Etiologie, concept et prophylaxie de la fièvre puerpérale ». Après avoir observé que les mères qui étaient soignées par des médecins présentaient des taux de décès trois fois supérieurs à celles qui étaient soignées par des sages-femmes et que celles qui n’étaient pas examinées du tout vivaient normalement, il commença à soupçonner un agent contagieux. Les médecins de cette époque touchaient des cadavres infectés au cours de dissections, puis se rendaient à la maternité où ils examinaient des femmes et procédaient à des accouchements sans se laver les mains.    

 

Le Dr Semmelweis n’a pas cessé de suggérer aux médecins de son hôpital d’utiliser une solution chlorée pour se laver les mains avant de toucher les femmes. Dès que les médecins et les étudiants en médecine eurent accepté de suivre les recommandations du Dr Semmelweis, le taux de mortalité qui atteignait 32% tomba brusquement à zéro. En utilisant une technique antiseptique similaire, le Dr Breisky de Prague a rapporté qu’en 1882, il a accouché 1.100 femmes sans qu’il y ait le moindre décès. [3]    

 

Le Dr Semmelweis a occupé plusieurs postes successifs, et partout où sa méthode d’hygiène était suivie, le taux de mortalité des mères chutait. Mais la plupart de ces contemporains ont voulu ignorer ces scandaleux et ridicules «non-sens » !    

 

Les médecins se sentaient insultés à l’idée que leurs mains étaient sales [4] et nombreux sont ceux qui, poussés par l’arrogance, ont voulu continuer à ignorer ces faits, ces preuves qu’ils étaient eux-mêmes la cause des souffrances et des décès de mamans, et ce, jusque dans les années 1940 où les antibiotiques sont arrivés sur le marché.

 

Après la mise au point des antibiotiques, les cas de fièvre puerpérale ont considérablement chuté, mais les dossiers de Semmelweis et de Breisky ont pu démontrer que les médecins auraient pu empêcher presque tous les décès par fièvre puerpérale qui s’étaient produits depuis les années 1700 s’ils avaient accepté de se laver les mains, de désinfecter leurs instruments et arrêté d’avoir recours inutilement à des techniques invasives d’accouchement.    

 

Un autre exemple en Grande-Bretagne concerne l’utilisation généralisée de chloroforme et de forceps pour les accouchements qui ne présentaient pas de problèmes, entre 1870 et 1940. Un observateur a décrit cette tendance comme « tant soit peu meurtrière » parce qu’elle avait en fait provoqué beaucoup de décès inutiles. [5]    

 

Considérant qu’un cinquième de la population se composait de femmes en âge de procréer et qu’un pourcentage de la mortalité des mères dépassant les 30% n’était pas inhabituel, il est facile de comprendre que l’impact sur la société, les statistiques d’espérance de vie et sur le taux des maladies infectieuses fut énorme (les nourrissons dont la mère décédait à l’accouchement avaient quatre fois plus de risques de mourir, le plus souvent d’infections).     

 

Pourtant, les partisans des vaccins ne mentionnent jamais cette tragédie dans leur histoire des maladies infectieuses. En lieu et place, les vaccins sont louangés comme représentant un énorme cadeau pour l’humanité, alors qu’en fait, si les médecins s’étaient donnés la peine de simplement se laver les mains, ils auraient pu empêcher des millions de décès et auraient fait grimper de manière notoire la courbe de l’espérance de vie.    

 

Le résultat final de la fièvre puerpérale se compte en millions d’enfants orphelins de mère, souvent destinés à mourir, ou à être mal-nourris et malades. Souvent ces enfants étaient obligés de travailler dans des mines, des usines ou des ateliers clandestins. La fièvre puerpérale n’a fait qu’attiser un feu qui sur le plan social a fait des dégâts incommensurables. Si ces nourrissons avaient pu avoir une mère pour les allaiter, les aimer, la maladie et la misère des années 1700 à 1900 auraient été beaucoup moins importantes.

 

Les médecins pensent aujourd’hui que les vaccins auraient réduit ces maladies, alors qu’ils ignorent jusqu’au fait que leurs prédécesseurs ont contribué à créer l’une des situations qui a provoqué des taux élevés de maladies et une faible espérance de vie.

 

Il existe de nombreuses sources fiables qui démontrent clairement que l’amélioration des conditions de vie, une meilleure alimentation, de meilleurs soins obstétriques et autres éléments qui n’ont rien à voir avec les vaccinations ont été responsables de la baisse des taux de mortalité par maladies infectieuses.    

 

Malgré ces preuves très parlantes, les partisans des vaccins d’aujourd’hui continuent faussement à prétendre que ce sont les vaccins qui sont la raison principale de l’augmentation de l’espérance de vie dont nous jouissons aujourd’hui.    

 

Dans l’ouvrage que j’ai écrit « Dissolving Illusions », vous serez en mesure de décider par vous-même ce qui a le plus de sens. Est-ce que ce sont les vaccins ? Ou y a-t-il d’autres facteurs qui ont pu correspondre à la baisse des taux de mortalité ? Si oui, est-ce grâce à eux que notre espérance de vie est plus longue ? Si la réponse veut que ce ne soient pas les vaccins, alors ne serait-il pas grand temps que l’Organisation Mondiale de la Santé change sa politique dans les pays pauvres qui reflètent les conditions que nous avons connues dans le passé ?

 

S’il est possible que la profession médicale puisse systématiquement mal interpréter ou ignorer des informations clés, il est nécessaire que nous nous posions la question : « Qu’est-ce qu’on ignore et qu’on interprète mal aujourd’hui ? »    

 

“Dissolving Illusions” available on AMAZON    

 

REFERENCES    

 

1. Christine Hallett, PhD, “The Attempt to Understand Puerperal Fever in the Eighteenth and Early Nineteenth Centuries: The Influence of Inflammation Theory,” Medical History, vol. 49, no. 1, January 1, 2005, pp. 1–28.

 

2. Ibid.

 

3. Frederick C. Irving, MD, “Oliver Wendell Holmes and Puerperal Fever,” New England Journal of Medicine, vol. 229, no. 4, July 22, 1943, pp. 133–137.

 

4. Richard W. Wertz and Dorothy C. Weritz, Lying-In: A History of Childbirth in America, Yale University Press, 1989, p. 122.

 

5. Irvine Loudon, “Maternal Mortality in the Past and Its Relevance to Developing Countries Today,”American Journal of Clinical Nutrition, vol. 72, suppl. 1, July 2000, pp. 241S–246S.   

 

Vaccination Council 

 

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