Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:03

 Manquements vis-à-vis des plus faibles : 

Empoisonnement à l’aluminium

 

 

Dans ce premier rapport de la Conférence de Keele sur les effets biologiques de l’aluminium, nous apprenons que les plus faibles parmi nous, les bébés prématurés et les personnes âgées et malades sont empoisonnées avec de l’aluminium par le biais de leur alimentation. Les limites édictées par la FDA sont systématiquement ignorées, alors que ce problème, connu depuis 30 ans, se poursuit sans relâche.

 

Bebe-premature.jpg

Bébé prématuré tenant le doigt de son papa – J.D. Thyme

 

 

Par Heidi Stevenson, 17 mars 2013

 

Les nouveau-nés les plus faibles sont nourris par voie parentérale. Autrement dit, ils reçoivent leur nourriture par voie intraveineuse parce qu’ils sont incapables de manger. En dépit des directives de la FDA (USA Food & Drug Administration), les nourrissons les plus démunis reçoivent des doses massives d’aluminium, un métal toxique qui n’a pas sa place dans le métabolisme humain. La recherche démontre que ces lignes directrices sont universellement bafouées à un degré choquant, laissant les plus faibles d’entre nous vivre avec une charge hautement toxique d’aluminium.

 

Le Dr Denise Bohrer, éminent chercheur dans ce domaine a fait une communication  sur l’aluminium au Congrès annuel de 2013 à Keele. Ce Congrès représente la plus importante source d’informations sur les effets biologiques de l’aluminium. Les recherches du Dr D.Bohrer portent principalement sur la gravité des problèmes qui ont trait à l’alimentation parentérale des nourrissons, des enfants et des adultes, généralement les personnes âgées, comme aussi sur les sources de contamination.

 

Cet article se focalise sur les travaux que ce chercheur et son équipe ont effectués.

 

L’aluminium est un produit toxique et l’exposition parentérale est particulièrement dangereuse. Les Centres Américains de Contrôle des Maladies (CDC) font remarquer :

 

Le type classique [de neurotoxicité] résulte d’une exposition parentérale chronique ou orale à l’aluminium et se caractérise par l’apparition progressive de troubles comportementaux et, finalement, la mort. Ces effets neurologiques ont été observés chez les adultes et les enfants. (Alfrey 1993 ; Griswold et al 1983). Les concentrations plasmatiques sont estimées à 100-200 µg/L. La limitation de l’exposition à l’aluminium chez les personnes urémiques (par ex. l’utilisation de dialysats sans aluminium ainsi que des agents de liaison phosphate sans aluminium) élimine essentiellement ces effets neurotoxiques.

 

Ces effets indésirables sont le plus observés chez des personnes souffrant d’une fonction rénale défectueuse. Le Dr Bohrer relève principalement deux groupes : les bébés prématurés et de nombreuses personnes âgées.

 

Toxicité de l’aluminium chez les nouveau-nés nourris par voie parentérale

 

Dans l’étude « Aluminium loading in preterm neonates revisited » (réévaluation des taux d’aluminium chez les nourrissons prématurés),[2] Bohrer et al démontrent  que, chez les nourrissons nourris par voie parentérale, plus de la moitié de l’aluminium reste enfermé dans le corps. Les chercheurs ont également constaté que l’aluminium disparaît de la circulation sanguine. Par conséquent, si l’aluminium n’est pas excrété dans les urines et s’il n’est pas repérable dans le sang, c’est que son action toxique continue à s’exercer sur le corps de l’enfant.

 

Dix enfants prématurés nourris par voie parentérale ont fait l’objet de l’étude. Les poches de perfusion et autres appareils qui ont été utilisés pour nourrir et administrer des médicaments ont été recueillis .Le volume des urines a été calculé. Les échantillons d’urine ont été recueillis une fois par jour.

 

Un échantillon de sang a été prélevé à la naissance lors de l’admission à l’unité de soins intensifs néonataux (USIN), ainsi qu’au dernier jour dans cette unité. La quantité d’aluminium administré a été calculée sur la base des niveaux connus de chacun des produits.

 

Résultats

 

L’étude a montré que la moyenne des apports quotidiens d’aluminium était de 28,5 µg, avec une consommation quotidienne moyenne de 15,2 µg/Kg/jour. La moyenne d’apport quotidien d’aluminium a été évaluée à 15,2µg/ Kg de poids corporel.

 

Il convient de noter que le niveau maximal de consommation que la FDA considère acceptable est de 5µg/Kg/jour, ce qui signifie que ces bébés recevaient plus de 3 fois la dose que la FDA considère acceptable.

 

Le montant journalier excrété a été seulement de 9,3µg. Les 19,2µg restants sont donc restés dans le corps des bébés…

 

La raison pour laquelle le titre de l’étude mentionne le terme « réévaluation », c’est que cela fait plus de 30 ans que la question de la toxicité de l’aluminium à partir de l’alimentation parentérale est connue. Par conséquent, cette étude fait une comparaison entre les études réalisées il y a 20-30 ans et celle d’aujourd’hui.

 

Les auteurs ont constaté qu’au cours de tout ce temps, il n’y a eu aucune amélioration. En dépit de la décision de la FDA que l’aluminium devait être maintenu en-dessous de 5µg/Kg/jour, rien n’a été fait pour résoudre le problème.

 

La communauté scientifique est restée silencieuse jusqu’à ce que le Dr Bohrer et son équipe aient décidé de revoir cette question. Les revues scientifiques n’ont presque rien publié au cours des 20 dernières années. Cette situation a permis d’ignorer la réglementation de la FDA. Elle a aussi permis que les plus faibles, les enfants prématurés et les personnes âgées soient systématiquement empoisonnés par une substance susceptible de provoquer des dommages neurologiques et osseux.  

 

Sources de contamination par l’aluminium (voie parentérale)

 

La question est la suivante : quelle peut être l’origine de toute cette toxicité par l’aluminium ? Peut-on l’éviter ? Le Dr Bohrer et son équipe ont étudié cette question.

 

Avec des résultats très révélateurs rapportés dans l’étude : «  Teneur en aluminium dans les solutions intraveineuses administrées à des nouveau-nés : rôle de la préparation du produit et méthodes d’administration. » [3]

 

La FDA a émis deux règles définitives sur le sujet. L’une d’elles, dont il a déjà été question précédemment, dit qu’il ne s’agit pas d’administrer plus de 5µg./Kg/jour. La FDA a aussi décidé  que la nutrition parentérale ne pouvait contenir plus de 25µg/litre d’aluminium. Essayez de garder ce chiffre en tête : 25 µg/L.

 

Ci-dessous une illustration des différentes parties d’un système d’alimentation parentérale.

 

Alimentation-parenterale.jpg

 

Pendant deux semaines, le Dr Bohrer et son équipe ont prélevé des échantillons à l’hôpital de l’Université Fédérale de Santa Maria au Brésil. Ils ont recueilli les sacs et appareils de perfusion qui permettent d’administrer de la nourriture ou des médicaments. Ils ont également recueilli des échantillons de médicaments et d’éléments nutritionnels (destinés à l’administration par voie parentérale)…bien que les médicaments se sont révélés contenir des quantités importantes d’aluminium, leur volume était faible et n’ont pas été considérés comme représentant la plus importante source de toxicité.

 

Le résultat le plus révélateur est la quantité d’aluminium contenue dans les préparations commerciales.

 

Il est évident  que la forte proportion de ces produits est bien supérieure à la limite de 25 µg/L fixée par la FDA. En ce qui concerne particulièrement le gluconate de calcium, les chiffres sont tout simplement astronomiques.

 

Parmi les produits à volume élevé, le liquide destiné à l’ injection (50% de glucose, acides aminés et lipides), trois échantillons dépassaient la dose limite de 25µg/L fixée par la FDA…

 

Les chercheurs ont prélevé des échantillons au cours de l’alimentation parentérale, l’un dans le sac, l’autre dans la « burette » afin de tester les taux d’aluminium

 

De toute évidence, une quantité significative d’aluminium s’ajoute aux niveaux déjà toxiques des composants fournis par les fabricants. La plus petite mesure que l’on trouve avant l’administration au nouveau-né était de 61 µg/L., soit plus du double des normes maximales admissibles fixées par la FDA (25µg/L) !

 

L’augmentation souvent très importante de l’aluminium une fois que tous les ingrédients ont été mélangés, démontrent qu’une quantité importante d’aluminium  doit provenir des conteneurs et des tubes eux-mêmes. Les auteurs de l’étude précisent :

 

Les conteneurs doivent augmenter la contamination car pratiquement tous les matériaux utilisés pour fabriquer des récipients pour produits pharmaceutiques contiennent de l’aluminium que ce soit en tant que constituant ou comme impureté.

 

L’oxyde d’aluminium est un composant du verre qui parfois peut atteindre 6% de la masse totale du verre. Les récipients en plastique peuvent également contenir de l’aluminium et dans ce cas en tant qu’impureté parce que les composés d’aluminium sont utilisés comme catalyseurs dans la polymérisation du plastic…Bohrer et son équipe ont également étudié le gluconate de calcium 10% qui présente de grandes quantités d’aluminium, de 9.205 à 19.400 µg /L. Le gluconate de calcium représente un important pourcentage des formules parentérales pour nouveau-nés. Les auteurs de l’étude ont estimé qu’il pouvait être responsable de 80 à 98% des doses d’ l’aluminium des formules parentérales.

 

De nouveaux kits de perfusion non utilisés avec sacs, tubes, « burettes » et seringues ont été remplis d’eau stérile. On les a laissé tremper pendant 24 heures. Des échantillons ont ensuite été prélevés et examinés pour leur teneur en aluminium.

 

On a pu constater que le matériel de perfusion contribue pour une grande part à la toxicité aluminique. La « burette » représente une part importante après environ 18 heures d’utilisation. Les seringues et les sacs contribuent aussi à augmenter la toxicité, mais de manière moins significative.

 

L’empoisonnement des plus démunis

 

Comme l’équipe du Dr Bohrer a pu clairement démontrer, les recommandations de la FDA sont presqu’universellement bafouées dans l’alimentation des personnes les plus faibles : les plus jeunes et les plus âgées. L’aluminium est un toxique notoire qui peut causer des dommages permanents et dévastateurs pour le système nerveux et les os entraînant douleurs chroniques et invalidité.

 

La plupart des gens peuvent détoxifier d’assez importantes quantités d’aluminium, mais les personnes qui souffrent d’insuffisance rénale sont évidemment les exceptions. [4] Comme le signale Jay M. Mirtallo :

 

Normalement, l’aluminium s’élimine facilement dans les urines. Les adultes souffrant de problèmes rénaux et les nouveau-nés sont les plus à risque de souffrir de la toxicité de l’aluminium présent dans les liquides administrés par voie parentérale.

 

En dépit de la recommandation de la FDA de ne pas dépasser 25µg/L d’aluminium dans les liquides administrés par voie parentérale et la recommandation de ne pas administrer plus de 5µg/Kg/jour, Mirtallo écrit :

 

La quantité d’aluminium dans toutes les solutions néonatales et pédiatriques testées dépasse les taux admissibles recommandés par le FDA.

 

Les produits à usage parentéral du Canada ont 7 à 10 fois moins d’aluminium que ceux des Etats-Unis. Mirtallo signale que la chose est due au fait que les produits canadiens utilisent le phosphore organique au lieu de sels inorganiques.

 

Selon Mirtallo, l’Allemagne a réussi à réduire la concentration d’aluminium de 96% simplement en exigeant que le gluconate de calcium soit conditionné dans des flacons de polyéthylène au lieu de récipients de verre. S’il est si facile de réduire l’aluminium à seulement 4% dans la nourriture donnée aux prématurés et aux nourrissons, pourquoi les fabricants et le personnel hospitalier qui préparent cette alimentation ne se décident-ils pas à améliorer la situation ?

 

De toute évidence, il existe des solutions à l’empoisonnement des patients les plus jeunes et les plus vieux. Ces solutions ne sont ni complexes ni difficiles. Les plus innocents et les plus faibles parmi nous méritent sûrement mieux que les traitements désinvoltes des entreprises qui profitent de la situation et des hôpitaux qui sont responsables des soins…

 

1.  Aluminum Health Effects, (Pages 77-78) CDC’s document to “… provide public health officials, physicians, toxicologists, and other interested individuals and groups with an overall perspective on the toxicology of aluminum.”

 

2.  Aluminum loading in preterm neonates revisited. Bohrer D, Oliveira SM, Garcia SC, Nascimento PC, Carvalho LM.; doi: 10.1097/MPG.0b013e3181cea511.

 

3. Aluminum content in intravenous solutions for administration to neonates: role of product preparation and administration methods.Journal of Parenteral and Enteral Nutrition; de Oliveira SR, Bohrer D, Garcia SC, do Nascimento PC, Noremberg S.; doi: 10.1177/0148607110362531.

 

4. Age dependence in the accumulation and elimination of aluminum in rats; Page 57, Marlei Veiga, Sandra Ribeiro, Patrícia Mattiazzi, Cristina Bandero, Queli Lenz, Mauro Silveira, Carlos Mello, Denise Bohrer.

 

5. Aluminum Contamination of Parenteral FluidsJournal of Parenteral and Enteral Nutrition; Jay M. Mirtallo, MS, RPh, BCNSP, FASHP; doi: 10.1177/0148607110361906.

 

6. Aluminum in large and small volume parenterals used in total parenteral nutrition. FDA’s guideline on labeling aluminum products for use in parenteral nutrition.

 

 

             http://gaia-health.com/gaia-blog/2013-03-17/premature/

 

Partager cet article

Published by Expovaccins
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Expovaccins
  • Le blog d' Expovaccins
  • : Les dangers des vaccins exposés au grand jour.
  • Contact

 
                                                                                                                                                   © Expovaccins 2009


"Malheur a celui qui s'est tu parce qu'il croyait parler dans le désert"  
Balzac

Recherche

Contact

expovaccins@hotmail.com

Action solidarité

 

NM Médical, distribution de matériel médicalSoutenir cette action, c'est favoriser l'accès à l'eau potable de ceux qui en ont besoin... l'eau, c'est la vie!

Offrir de l'eau, c'est nettement plus important qu'inonder le monde de vaccins et c'est sans effet secondaire.

                                         

Avertissement

La totalité des contenus et données diffusées via ce blog sont essentiellement destinées à l'information libre et indépendante du public. Les sources étant de nature diverses, ces informations ne sauraient en aucun cas refléter la position ou l'opinion de l'éditeur de ce blog et il importe que le public puisse recouper ses informations et se faire un avis en toute indépendance et en toute objectivité. En aucun cas les informations proposées sur ce site ne sauraient être assimilées à un quelconque avis ou conseil d'ordre médical. La décision de vacciner ou non est une décision complexe qui se prend après mure réflexion, après une recherche d'informations soigneuse et rigoureuse et qui doit pouvoir se débattre avec le praticien de santé à qui vous aurez finalement choisi d' accorder votre confiance.